Depuis plusieurs dizaines de milliers d'années déjà, il n'existe plus qu'une seule espèce d'hominidés sur la Terre, l'homme moderne (Homo sapiens sapiens), au sein de laquelle différentes "races" ont commencé à se différencier pour aboutir à la diversité que nous connaissons aujourd'hui et qui est une des caractéristiques de l'espèce humaine. Le Néolithique (littéralement nouvel âge de la pierre, par opposition aux époques antérieures : Paléolithique et Mésolithique) correspond : à des innovations techniques travail de la pierre par polissage (d'où son ancien nom d'âge de la pierre polie), travail de l'argile (art de la céramique), travail des fibres végétales et animales (tissage et vannerie), travail du bois (charpente, pirogues, menuiserie et outillage domestique), travail de la terre (défrichage et mise en culture), travail d'élevage (domestication de bovins, ovins, caprins, porcins), Poteries, haches et parure du Néolithique morbihannais à une généralisation de la sédentarisation (au moins partielle) pour surveiller les cultures, d'où le développement d'habitats permanents avec de véritables maisons. Les types physiques des différentes populations du Néolithique telles qu'elles peuvent être reconstituées par l'étude des squelettes retrouvés varient d'une région à l'autre mais, pour la plupart, ces hommes et ces femmes passeraient inaperçus si nous les croisions dans la rue (habillés selon notre mode bien sûr !). En Europe tempérée, les hommes du Néolithique évoluaient dans un environnement physique et biologique encore largement occupé par la forêt, mais leurs rapports à celle-ci étaient bien différents de ceux noués par leurs prédécesseurs. Leur vie sociale les a conduit à forger diverses cultures, autonomes bien qu'en relation avec celles d'autres groupes, voisins ou éloignés. En témoignent des échanges de biens matériels, parfois sur de grandes distances (haches polies, lames de silex, parure en pierres fines, etc.) Ces contacts ont aussi concerné des populations ayant conservé le vieux mode de vie des chasseurs-cueilleurs (les Mésolithiques). Certains d'entre eux se sont progressivement acculturés, d'autres ont été éliminés. Ces fonds de paniers néolithiques conservés dans la vase à Auvernier (Suisse) témoignent de l'habileté des vanniers néolithiques. Les structures sociales ainsi élaborées impliquent l'émergence "d'élites". En même temps, une pensée religieuse se structure (même si des distinctions entre profane, sacré, économique, politique et affectif n'étaient certainement pas perçues de la même manière qu'aujourd'hui). Chronologie Néolithique ancien On trouve des céramiques dérivées du Néolithique "cardial" d'origine méditerranéenne jusqu'en Vendée (c'est le "Néolithique ancien Centre-atlantique" qui semble s'établir dès -5500). Malheureusement, les quelques sites attaqués par la mer qui ont été retrouvés ne sont sans doute que les dernières reliques d'habitats qui devaient largement s'étaler sur la plaine littorale aujourd'hui submergée. Au nord de la Loire, c'est la tradition "rubanée" d'origine danubienne, qui l'emporte avec des poteries directement dérivées de la culture parisienne de "Villeneuve-Saint-Germain". En Ille-et-Vilaine, l'habitat de Saint-Etienne-en-Coglès, a même livré le plan d'une maison trapézoïdale en bois tout à fait analogue à celles du Bassin parisien. Accompagnée de poteries caractéristiques, elle a pu être datée du premier quart du 5e millénaire avant J.-C. A Saint-Just, dans le sud de l'Ille-et-Vilaine, une curieuse petite tombe en fosse a livré deux bols à ouverture ovale eux aussi dérivés d'une tradition rubanée ; d'autres bols comparables ont été trouvés près d'Arzon dans le Morbihan. A Locmariaquer, le diagramme pollinique d'une tourbière aujourd'hui tout juste accessible aux plus basses mers a révélé les indices d'un déboisement et d'une mise en culture dont le processus semble s'enclencher de manière irréversible vers -5000. Néolithique moyen La composante la plus caractéristique est clairement liée au "Groupe de Cerny", ultime avatar du courant rubané dans le sud du Bassin parisien. Toute la Bretagne méridionale est concernée et on peut penser que, comme leurs modèles parisiens, ces poteries remontent aux alentours du milieu du 5e millénaire avant J.-C. A Dissignac près de Saint-Nazaire, un "vieux-sol" a livré des poteries proches du "Groupe de Cerny" qui étaient accompagnées de grains de blé carbonisés (mais d'une variété d'origine méditerranéenne). Des décors directement inspirés du "Groupe de Cerny" (notamment par leurs pastilles en relief repoussées depuis l'intérieur du vase à l'aide d'une baguette ou leurs cannelures) apparaissent sur de nombreux sites, de Saint-Just au nord de Redon à Combrit au sud de Quimper. Dans la seconde moitié du 5e millénaire, un ensemble culturel complexe originaire du Languedoc, le Chasséen, diffuse sur une grande partie de la France sous différents faciès. Dans l'Ouest, les influences chasséennes se mêlent à une forte tradition régionale de sorte que l'on préfère parler de "Néolithique moyen de l'Ouest" pour souligner cette spécificité. C'est ce mobilier, aux formes céramiques très variées, que l'on va trouver dans de nombreux dolmens bretons. Il comprend des formes typiquement chasséennes comme les "vases-supports" ou "coupes à socle" (en fait, de probables brûle-parfums), des "bouteilles" globuleuses à court goulot, des vases à épaulement et des écuelles. Le décor typique est formé de damiers ou de triangles à champs pointillés ou hachurés. Il comprend aussi des formes spécifiques : "vases à pied creux" , "bombes" presque sphériques (type "le Souc'h") , bols à décor en "moustaches" (type "Carn") ou en paires de mamelons (type "Kerleven"), bols à cupule interne (pour y faire décanter quelque décoction) et de minuscules godets (pot à onguents). "Vase à pied creux" de Dissignac (Loire-atlantique) Vase globuleux du type "Le Souc'h" (sud-Finistère) Vase à décor en "moustaches" de type "Carn" (nord-Finistère) Vase à mamelons appariés du type "Kerleven" (sud-Finistère) Dans le Morbihan, le groupe le plus intéressant de cette série est celui dit "du Castellic", dont les vases, en général à carène assez basse et ouverture évasée, s'ornent dans leur partie supérieure de cannelures larges, peu profondes et soigneusement lissées, parfois remplacées par des pointillés. Le tracé est souvent exubérant et peut reprendre des thèmes de l'art pariétal mégalithique. Vase caréné à décor cannelé du type "Castellic" Du Néolithique récent au Chalcolithique Aux alentours de -3000, de nouvelles formes de poteries et de nouveaux décors apparaissent. Certains ensembles sont très localisés (comme le Groupe de Conguel Croh-collé dans le Morbihan) mais d'autres intéressent une plus vaste région comme le "Groupe de Kerugou", répandu sur tout le littoral sud-armoricain, de la pointe du Raz au sud de la Loire-atlantique, et où s'observent les premiers vases à fond plat. Vase caréné à décor "plastique" de type Kerugou Ensemble de grandes lames en silex blond du Grand-Pressigny (Indre-et-Loire), retouchées en poignards et retrouvées en Suisse (certaines dépassent 20 cm de long). Durant le 3e millénaire, le puissant groupe culturel dit de "Seine-Oise-Marne" (S.O.M.) se développe dans le Bassin parisien et influence une grande partie du nord de la France. Ses vases en "pots-de-fleurs" vont constituer le mobilier typique des dernières tombes mégalithiques armoricaines jusque dans le dernier quart du 3e millénaire et c'est en leur compagnie que l'on trouve en général les poignards façonnés dans de grandes lames en silex blond importées du Grand-Pressigny, en Touraine. On appelle "chalcolithiques" des cultures qui commencent à utiliser le métal mais dont le mode de vie est encore de type néolithique. C'est une situation courante dans le Midi de la France au 3e millénaire mais en Bretagne, à quelques prémices près, le passage à l'âge du bronze se fera tardivement, au prix d'un changement culturel rapide. Les vases dits " campaniformes" sont, un peu partout en Europe, liés à cette période de transition. En Bretagne, ils sont présents dans les allées-couvertes et dans de petits "dolmens simples", mais on les trouve aussi comme intrusions tardives dans des monuments plus anciens. Le niveau de la mer et les rivages Après le paroxysme de la dernière glaciation, vers 16-18000 av. J.-C., le climat commence à se réchauffer, d'abord timidement et par à coups, puis rapidement à partir de -8000 environ, pour parvenir à un "optimum climatique", un peu plus chaud même que le climat actuel, entre -5000 et -3000. Depuis, on ne connaît plus que des oscillations mineures, comme le "petit âge glaciaire" (de la fin du moyen-âge au 19e siècle), ou le léger réchauffement des dernières décennies. Pour la Bretagne et les régions voisines, on considère que, vers -16000, la mer était à environ 120m en dessous de son niveau actuel, ce qui laissait la Manche entièrement à sec tandis que le rivage de l'Atlantique se trouvait à une centaine de kilomètres en avant de la côte morbihannaise d'aujourd'hui. La remontée a été particulièrement brutale entre -10000 et -5000, puis elle s'est ralentie avec de nombreux à coups pour atteindre le niveau actuel au début de l'ère chrétienne. Il est très difficile d'évaluer le tracé des rivages anciens à partir des fonds marins actuels en raison des phénomènes d'érosion sur les parties exposées et de sédimentation dans les zones abritées. Il est cependant certain que la Bretagne était entourée, encore au Néolithique, de plaines littorales dont les îles et écueils d'aujourd'hui représentent les derniers indices (de toutes les îles bretonnes, seules Ouessant et sans doute Belle-Ile étaient déjà coupées du continent au début du Néolithique). Tout autour de la Bretagne, des monuments mégalithiques aujourd'hui plus ou moins submergés témoignent de cette évolution du littoral. Un exemple spectaculaire en est la double enceinte d'Er-Lannic dans le Golfe du Morbihan, dont certains menhirs reposent à 1,5m sous le niveau des plus basses mers actuelles. Compte tenu des marées, cela suppose un niveau marin inférieur d'au moins 6m lors de leur implantation. Limons et Dreikanters Dépôt de loess érodé en falaise (pointe du Guilben à Paimpol, Côtes-d'Armor) En climat froid, la végétation rabougrie protège mal le sol de l'action du vent. La poussière arrachée aux parties exposées se dépose dans les zones plus abritées où s'accumulent ainsi des limons très fins, les loess. Ceux-ci constitueront des sols légers et fertiles, particulièrement recherchés par les premiers paysans (mais ces sols sont aussi très fragiles et beaucoup seront vite dégradés par l'agriculture). Dans l'ouest de la France, les principaux dépôts de loess conservés se trouvent en Normandie, au nord de la Bretagne et dans le Val de la Loire, mais des traces en ont aussi été reconnues dans le Morbihan, notamment sur le site de Locmariaquer. Nul doute que leur qualité agricole ait contribué au développement du Néolithique dans la région. Les tempêtes de poussière des périodes glaciaires ont aussi décapé et usé les pierres se trouvant sur le sol. Les plus résistantes ont pris une patine luisante et un modelé caractéristique, avec un certain nombre d'arêtes (correspondant aux changements de direction du vent ou à des déplacements fortuits de la pierre). Ces "galets à facettes" (ou dreikanters selon le nom qui leur a été donné par les géographes allemands) ont été recherchés comme percuteurs par les hommes du Néolithique, pour tailler le silex mais aussi pour piqueter le décor des monuments mégalithiques (notamment à Gavrinis). Faune et flore Au plus fort de la dernière glaciation, le paysage végétal de l'ouest de l'Europe était proche de la toundra actuelle, dépourvue d'arbres sauf en de rares points très abrités. Avec le réchauffement post-glaciaire, les arbres commencent à essaimer depuis le sud de l'Europe à partir de zones refuges et une forêt "pionnière" à pins et bouleaux s'installe, bientôt suivie d'une "chênaie mixte" associant nos principales essences feuillues actuelles. Paysage de toundra, baie d'Hudson (Québec, Canada) Dans l'Europe moyenne, la forêt devient omniprésente, sauf en haute montagne, dans les vallées inondables (prairies naturelles) et dans les endroits exposés du littoral (sur les rivages abrités, elle pouvait même arriver à "plonger dans la mer" comme on le voit encore parfois). Cette forêt primaire était cependant bien différente de nos massifs boisés actuels, exploités et entretenus depuis le moyen-âge (seuls quelques massifs préservés d'Europe centrale ou de Grande-Bretagne peuvent aujourd'hui donner une idée de son aspect et de sa variété). Un aspect de forêt primaire tempérée (New forest, sud de l'Angleterre) Les chasseurs-cueilleurs du Paléolithique se sont adaptés à ce changement radical de leur environnement et leurs successeurs - les Mésolithiques - vivaient en équilibre avec ce milieu forestier dont ils exploitaient les ressources en gibier et en végétaux. Pour les paysans du Néolithique au contraire, qui chassent peu en général, la forêt n'est pas un abri et une source de nourriture, mais un milieu à conquérir : c'est un lieu hostile (il y a encore des ours en Bretagne au Néolithique) ; c'est une réserve foncière pour l'extension des cultures et des pâturages ; c'est un gisement de bois, matériau à tout faire (depuis la charpente des maisons jusqu'aux menus objets domestiques sans oublier les échafaudages et appareillages nécessaires à la construction des mégalithes). Pour ce travail du bois, un outillage spécifique va être développé : haches et herminettes en pierre polie vont donner lieu à une production et à des échanges à grande échelle, par exemple à partir des carrières de dolérite exploitées à Plussulien dans les Côtes-d'Armor. Abattage expérimental d'un saule à l'aide d'une hache en pierre polie Le résultat est une dégradation rapide du milieu forestier, que l'on peut suivre presque siècle par siècle dans certaines régions. L'évolution du paysage peut être reconstituée par plusieurs méthodes, développées notamment dans le cadre de trois disciplines : la palynologie, la dendrologie, et la pédologie. Evolution de la population Le passage du statut de prédateur (chasseur - pêcheur - cueilleur) qui était celui de l'homme jusqu'au Mésolithique à celui de producteur de nourriture (agriculteur - éleveur) qui se met en place au Néolithique implique un rapport à la nature totalement différent : il ne s'agit plus de profiter au mieux d'une production naturelle, mais d'en susciter une et de l'optimiser par des moyens qui très vite commencent à s'écarter des processus naturels : sélection des graines et des souches d'animaux domestiqués, jachère et essartage et écobuage, hivernage des animaux et conservation des aliments. Essartage - écobuage actuel en Guyane Le nouveau mode de vie est bien plus prenant que l'ancien (qui laissait beaucoup de temps libre), mais il permet de nourrir une population bien supérieure sur un même territoire. On estime par exemple la population de la France actuelle à : Nombre d'hectares par habitant 15 à 20000 habitants au Paléolithique supérieur (environ 0,03 habitant au km2), 50 à 75000 habitants au Mésolithique (environ 0,1 habitant au km2), 500000 à 1 million d'habitants au plein Néolithique (1 à 2 habitants au km2, mais avec des concentrations notables compensant des zones encore quasi vierges), 5 à 10 millions d'habitants à la fin de l'âge du fer (optimum de l'agriculture primitive, avant tout développement urbain), soit 10 à 20 habitants au km2, 60 millions aujourd'hui dans une société "post-industrielle" essentiellement urbaine mais où les zones rurales les moins peuplées sont retombées à un niveau parfois inférieur à ce qu'il pouvait être à l'âge du fer. Une nouvelle manière d'être L'agriculture et l'élevage qui caractérisent le mode de vie néolithique sont apparus indépendamment dans plusieurs endroits du monde et à des époques différentes (Amérique centrale, Sahel africain, Asie du Sud-Est, vallée du Nil et Proche-Orient), toujours dans des régions qui associaient un climat chaud et ensoleillé (mais avec de l'eau en abondance) et la présence de plantes et d'animaux faciles à domestiquer. Au Proche-Orient, ce mode de vie s'installe très progressivement à partir du 8e millénaire av. J.-C. , à la faveur des conditions particulièrement favorables du "croissant fertile" : un climat très vite devenu chaud après la période glaciaire, les plaines alluviales des grands fleuves de Mésopotamie, la présence de plantes à graines très nutritives faciles à récolter (blés et orge sauvage, légumineuses), l'existence de mouflons et chèvres sauvages, spécifiques à cette région en plus du boeuf sauvage (aurochs) et du sanglier à la répartition beaucoup plus large. A partir de cette zone nucléaire, le Néolithique diffuse rapidement, notamment vers l'ouest (Turquie puis Balkans). De là, il gagne l'Europe par deux axes privilégiés : les plaines limoneuses d'Europe centrale (courant "danubien" à poteries "rubanées") ; les côtes de la Méditerranée (courant à poteries dites "cardiales"). Dans la seconde moitié du 6e millénaire av. J.-C., ces deux grands courants du Néolithique européen atteignent l'Alsace pour les "rubanés", le littoral de Provence et du Languedoc pour les "cardiaux". Leur diffusion sur le territoire de la France actuelle s'accompagne de contacts et d'influences croisées. L'un et l'autre courant sont attestés sur la basse-Loire ainsi que dans l'est et le sud de la Bretagne dès le début du 5e millénaire av. J.-C. Globalement, ces premiers paysans semblent n'avoir porté que peu d'intérêt à la chasse, surtout ceux relevant de la tradition "rubanée" (dans les sites du Bassin parisien où les déchets domestiques ont pu être étudiés, le gibier représente souvent moins de 20% des restes d'animaux). A la périphérie de la zone déjà "néolithisée", les chasseurs mésolithiques entrent en contact avec les nouveaux venus ; certains adoptent la céramique, d'autres obtiennent des animaux domestiques (mais on ne sait si c'est par troc ou par razzia). A l'inverse, les Néolithiques obtiennent des parures en coquillages récoltés en dehors de leur aire culturelle. Actuellement, certains chercheurs pensent que ces phénomènes de marge et d'acculturation ont pu jouer un rôle important dans la naissance du mégalithisme. Les techniques agricoles néolithiques, encore rudimentaires, sont cependant bien établies : le défrichage se fait largement par brûlis (sans doute après récupération du bois d'oeuvre utilisable) ; la régénération des sols implique des jachères prolongées suivies d' essartages et d'écobuages ; l'usage d' araires est probable, au moins dans certaines régions et pour certains gros travaux ; les médiocres possibilités de stockage du fourrage amenaient à ne garder que quelques reproducteurs durant l'hiver (ce qui a pu contribuer à accélérer la "dérive génétique" par rapport aux souches sauvages). La relative stabilité des habitats en même temps que les nécessaires regroupements périodiques pour des travaux en commun ont contribué à forger des structures sociales élaborées et à faciliter l'émergence de "leaders" ainsi que de détenteurs de savoir-faire spécialisés. Une vie communautaire poussée liée à la reconnaissance d'individus (ou de lignages) privilégiés va retentir sur les comportements funéraires, sur la perception du sacré et sur la définition des identités collectives.