Entretenir les fougères Les fougères apportent une touche d'exotisme luxuriant à un coin de la maison. Leur entretien est limité mais doit être régulier, faute de quoi la disparition peut s'avérer rapide... Suivez nos conseils. Les bases fougere capilaire Capillaire • Arrosage régulier pour maintenir la terre du pot toujours humide. • Utiliser de préférence une eau non calcaire. • Brumiser fréquemment le feuillage et apporter un engrais une fois toutes les 3 semaines au printemps et en été. Emplacement Choisissez un endroit à la mi-ombre; attention à l'excés de lumière qui fait jaunir le feuillage. Une température de 18 à 20°C convient très bien. Les fougères se cultivent seules dans leur pot, mais peuvent également être mélangées à d'autres plantes vertes. En plaçant la fougère sur une grande soucoupe remplie de billes d'argile qui recueillera l'excès d'eau d'arrosage, vous maintiendrez une hygrométrie élevée qui est très favorable. Soins Engrais Pour plantes vertes, au printemps et en été exclusivement, toutes les 2 semaines environ. Rempotage Les racines sont relativement fragiles : tous les 2 ou 3 ans, rempotez la fougère au printemps dans un terreau léger et perméable (on trouve souvent de la vermiculite voire des billes de polystyrène dans les mélanges du commerce). Pot Attention aux cache-pots, certes esthétiques, mais qui bien souvent dissimulent le désastre : un excés d'arrosage et de l'eau qui stagne au fond du pot : le meilleur moyen pour provoquer la pourriture des frondes, puis de la fougère toute entière ! Mieux vaut un pot en terre cuite "au naturel". Garnir un coin sombre grâce aux fougères Les coins les plus humides et ombragés sont toujours les plus difficiles à garnir. Pour ne pas laisser ces endroits vides de toute végétation, les fougères sont alors idéales. Faciles d'entretien et vertes toutes l'année, elles décoreront avec panache les jardins un peu sombres. Les fougères Certaines de ces plantes préhistoriques ont disparu mais d'autres sont toujours là et peuvent tout à fait trouver leur place dans notre jardin. C'est le cas de la scolopendre langue de boeuf. Fougère vivace de la famille des asplaniaceae, elle aime l'humidité et l'ombre. Se contentant d'un substrat peu nourrissant, les scolopendres langue de boeuf ou langue de cerf peuvent pousser dans les interstices d'un muret comme dans un marécage. Le seul élément que cette plante craint vraiment est le vent qui lui casse facilement ses feuilles et ... les chevreuils qui en raffolent. Il faut donc veiller à la planter dans un endroit suffisamment protégé des vents dominants, ombragé et bien sûr humide. Durant l'hiver, il n'y a rien à faire, si ce n'est apprécier son feuillage vert luisant. D'une nature rustique, elle peut même survivre jusqu'à des températures atteignant –20°C. Attention cependant au risque de rouille durant les hivers trop humides. L'été, il faudra toujours veiller à ce que son milieu soit suffisamment humide sous peine de la voir se dessécher et mourir. Sa reproduction s'effectue grâce aux spores présents sous ses feuilles et dont la production a lieu de juin à novembre. Mini fougère pour mini jardin Capillaire entre les rochers Une autre fougère intéressante pour sa taille est l'asplenium trichomanes, appelée aussi capillaire des murailles en raison de sa profusion sur les vieux murets. Certainement l'une des plus petites, sa hauteur dépasse rarement plus de 20 centimètres, elle possède la caractéristique d'être lythophite, c'est à dire qu'elle se plaît dans les interstices rocheux et produit son propre substrat à partir des divers éléments qui tombent à ses pieds. Fougère vivace comme la scolopendre, elle ne supporte cependant pas le froid aussi bien. Un paillage hivernal sera donc bienvenu si elle est plantée en pleine terre. Question sol, il sera d'ailleurs conseillé de lui fournir une terre bien noire si elle n'a pas la chance de s'épanouir entre des rochers ombragés. Un arbre préhistorique dans son jardin? Dicksonia : spectaculaires ! Mais les fougères les plus spectaculaires restent sans aucun doute les fougères arborescentes comme la dicksonia antartica, la plus robuste d'entre elles. Véritable symbole des âges préhistoriques, cette plante pousse relativement lentement, à raison de trois "malheureux" petits centimètres par an. Mais peut atteindre les 15 mètres de haut à force de patience! Au fil des ans, la plante grandit autour de sa stipe ou caudex (le tronc) qu'il faut toujours maintenir humide, gage de longévité. Résistante à des gels courts pouvant aller jusqu'à -7°C, il vaut cependant mieux protéger son tronc l'hiver si celui-ci s'annonce rude. La dicksonia antartica accepte des sols variés, riches en humus et suffisamment drainés.