Acheter un rosier Reine des fleurs, la rose fait depuis des décennies l'objet d'un marché très organisé. Si le rosier est aussi populaire, c'est qu'il s'agit d'une plante bqu'on juge généralement assez facile à réussir. Mais si l'on trouve facilement des conseils de culture, est-il facile d'acheter ? Quelles sont les astuces et que faut-il savoir ? Achat... et vente ! rose anglaiseAujourd'hui, on vend des rosiers sous 3 formes : • à racines nues, • sous sachet plastique, • en container. Si cette dernière forme est adaptée à la plantation (et à la commercialisation) toute l'année, ce n'est pas le cas des 2 autres, qui ont leur "saison". Hélas, trois fois hélas, le marketing s'est emparé du "marché" du jardinage (qui représente, il est vrai, quelques jolis miliards d'euros par an rien qu'en France). De même que le matraquage de Noël débute fin novembre, que les prospectus sur le "Blanc" envahissent les boîtes aux lettres avant le réveillon, la saison des rosiers est avancée. Il n'est pas rare désormais de trouver les premiers sachets de rosiers en vente au début de l'automne. Disons le : c'est trop tôt ! Ces plantes ont été arrachées précocement. Sorties de terre quelques semaines auparavant, encore en pleine végétation, elles ont été transportées puis stockées à des températures élevées. Leur reprise est compromise. Attendez l'arrivée de l'hiver pour vous réaliser vos achats. Ce n'est pas pour cela que le choix et la réflexion ne doivent pas se faire avant; bien au contraire. Choisir le rosier en fleurs, ou mieux : en situation dans un jardin ou un parc et... différer son achat ! choisir un rosier en situation dans un jardin ou un parc Les trois présentations Racines nues Les rosiers cultivés en pleine terre sont sortis de terre pour la vente, taillés (tiges et racines), et vendus en pépinière "en vrac", dans des bacs remplis de terre. Cette méthode de vente est "traditionnelle", mais elle n'est valable que sur une courte période, et impose une plantation "dans les règles de l'art". Avantage : c'est généralement sous cette forme que vous trouverez les meilleurs tarifs (vous ne payez pas le conditionnement ou "packaging", et une contribution plus faible aux efforts marketing). Sachet plastique Cette forme de vente est dérivée de la première. Le sachet plastique enveloppe la partie "aérienne" du rosier ainsi que les racines plongées dans de la tourbe. Pratique à transporter; mais rien de plusau niveau des racines, avec même quelques risques en plus : ce conditionnement étant adapté aux linéaires, les rosiers sont parfois exposés en magasin, à la chaleur, sous des lumières vives mettant en valeur l'emballage... Gare à la reprise ! Container Cette forme permet une commercialisation à l'année, été compris. Vous pourrez ainsi choisir le sujet en fleur, et la reprise est facilitée, car les racines sont bien établies. A privilégier hors saison principale de plantation, donc si vous faites des plantations tardives. Mais tout chose a son prix : c'est en conteneurs que les rosiers sont les plus coûteux A surveiller Acheté en container en fin de saison (mars), ce rosier miniature porte l'étiquette d'un grand rosiériste : MeillandL'état des tiges : elles doivent être vertes et lisses. Evitez les écorces ridées, ou marquées de taches brunes ou noires. Après quelques semaines de vente, certains sujets à racines nues ou en sachets présentent de longues pousses vert pâle, dues au chauffage et à l'éclairage du magasin, qui provoque un démarrage anticipé de la végétation. A n'acheter sous aucun prétexte : ces rosiers trop développés supporte mal le choc de la transplantation. Leur reprise est compromise... Côté conteneur : l'état du feuillage (qui doit être bien sain). Les racines ne doivent pas sortir du pot ou former un trop fort "chignon" (signe d'un sujet depuis trop longtemps en pot). Autre extrême : le rosier qui bouge dans sa tourbe (signe qu'il a été rempoté très récemment). Où acheter ? Vente Par Correspondance Pratique si vous recherchez une variété ancienne ou bien particulière. En VPC le choix est très large. Bien faits, les catalogues des rosiéristes obtenteurs indiquent généralement la taille, la rusticité, l'époque de floraison et le porte-greffe, que vous pourrez ainsi choisir adapté à votre terrain. Inconvénient : la profusion ! Comment choisir parmi autant de variétés, d'autant que l'accent est toujours mis sur les qualités, pas sur les défauts, comme la sensibilité aux maladies, par exemple... Une constante dans la vente de végétaux, il est vrai. Pépinièristes ou jardineries Le lieu d'achat privilégié. Permet de choisir "de visu". Seul défaut : une représentation forcément limitée côté choix; des vendeurs pas toujours éclairés : à vous de choisir les bons pépinièristes ! Foire aux plantes Parfois l'occasion de rencontrer des producteurs passionnés. Mais comme elles ont généralement lieu à partir des beaux jours (mai...), les rosiers doivent alors nécessairement être achetés en conteneur. Grandes surfaces La grande distribution, hypermarchés ou Grandes Surfaces de Bricolage, se lancent aujourd'hui dans le végétal. Elles proposent à la saison des rosiers à bas prix. De bonnes affaires sont possibles les tous premiers jours. Gare aux faiblesses d'étiquetage, et aux sujets qui restent de longues journées à la chaleur en attendant votre venue ! Enfin, aucune chance de trouver quelque chose d'original. Plantation du rosier : apprendre à bien planter Planter un rosier L'automne est la période idéale pour la plantation des rosiers. Ils peuvent raciner avant l'hiver, et l'offre en magasin est abondante. Mais on peut également planter un rosier au printemps, et quasiment toute l'année s'il est acheté en conteneur. Voici comment faire... Epoque de plantation L'automne est la meilleure période pour planter les rosiers. A cette époque de l'année, l'humidité et la température ambiantes favorisent l'enracinement avant l'arrivée de l'hiver. Un signe qui ne trompe pas : c'est le moment où l'offre en pépinière est la plus riche. Il est important d'attendre novembre pour planter un rosier à racines nues car ce dernier, élevé en plein champ, doit être déterré pour le transport, et que ces racines exposées le rendent sensible aux conditions extérieures. Un peu trop de chaleur, et il se dessèche... Attention aux racines nues. Veiller à ne pas laisser les racines nues à l'air, en attendant le jour de la plantation. Un rosier acheté en container pose moins de soucis : vous pouvez planter du printemps à l'hiver. Bien sûr, il convient d'éviter les jours de gel ou de pluies trop fortes. Sol Le rosier est un véritable "tous terrains". Il s'accommode de tous types de sol, à l'exception des "extrêmes": argile pure ou sable intégral! Avant la plantation, bêcher le sol sur environ 60 cm de profondeur. Si le terrain est très lourd (compact, beaucoup d' argile), faire un apport de sable, de gravier ou de cendres, afin de l'allèger quelque peu. A l'inverse, si le sol est très sablonneux, il faut apporter des éléments qui "alourdissent", c'est à dire qui améliorent la rétention d'eau: argile, terreau, tourbe... Préparation Comme de nombreux arbustes, le rosier doit être préparé avant sa plantation. Il convient d'habiller les racines, c'est à dire que l'on aura soin de les rabattre à 20-25 cm de longueur, et d'en supprimer les parties abimées. rosier : rabattre les branchesEnsuite, il est conseillé de pratiquer un pralinage. Cette opération consiste à tremper les racines du rosier dans un mélange boueux d'argile et de tourbe. Son but est d'éviter que les racines ne soient, après plantation, en contact avec l'air. Enfin, si ce n'est déjà le cas, les branches de l'arbuste doivent être rabattues fortement, à environ 15 cm du point de greffe (ou collet), en ne conservant que les 3 ou 4 plus fortes. Ceci facilitera grandement la reprise. Plantation Le trou préalablement creusé représente un volume équivalent à celui des racines. Déposer au fond un mélange constitué d'un peu de tourbe, de la terre sortie du trou et d'un peu de poudre d'os ( engrais organique). rosier : buttage du colletPlacer le rosier de façon à ce que le collet sorte juste du sol. Reboucher avec de la terre, en prenant soin de ne pas laisser de "poches" d'air. Pour finir, arroser copieusement, ce qui achèvera le compactage de la terre autour des racines. Dernière précaution, une fois la terre bien tassée, former une petite butte autour du collet: ceci protègera le jeune sujet des froids les plus vifs, auxquel il est particulièrement sensible. plantation à l'automne d'un rosier vendu racines nues Planter un rosier à racines nues On trouve encore des rosiers vendus à racines nues. Que vous ayez fait votre achat en magasin ou par correspondance, ils doivent être plantés sans attendre pour éviter que les racines ne sèchent. Voici nos conseils de plantation. Pourquoi acheter racines nues ? Ce mode de commercialisation tend à disparaître, que ce soit pour les rosiers, les arbustes ou les arbres fruitiers. Ceci est engendré par notre "monde moderne", où les marchandises font d'importants trajets, ou l'on veut consommer de tout à toute époque de l'année... • une plante vendue racines nues est contraignante : elle est sortie de terre, puis doit être transportée rapidement sur le point de vente de crainte que les racines ne dessèchent • sous cette forme, on ne peut vendre qu'aux époques où la plantation est "biologiquement acceptable". En clair : à l'automne pour beaucoup de plantes qui rentrent alors en sommeil • compte tenu de ces différents points, le producteur ne saurait se trouver à de trop grandes distances de chez vous. fin de liste Moyennant quoi, quelques producteurs courageux et des spécialistes sérieux continuent à vendre sous cette forme. Avec quelques avantages pour le client : • une plantation racines nues correctement effectuée s'avère supérieur à bien des containers (dans lesquels les racines ont parfois tellement tourné qu'elles forment un "chignon" : mort garantie après quelques années) • prix inférieur rendant l'achat en nombre possible • contrainte qui est un avantage : planter doit se faire à la bonne époque... Bien acheter Les rosiers sont présentés sur des planches, leurs racines étant plongées dans un mélange tourbeux. Choisissez soigneusement : pas de trace de pourriture, absence de sécheresse, un minimum de branches abimées... Préparation du rosier Laissez tremper votre rosier dans un seau rempli d'eau une nuit entière. Cela permettra aux racines de bien s'hydrater. Le lendemain, réalisez un toilettage des racines, que les jardinier appellent un "habillage" : • supprimez celles qui sont abimées (cassées, malades), • coupez chaque extrémité pour les rafraîchir, • si certaines racines sont trop longues : raccourcissez sans hésiter. Pralinage des racines pralinage des racines Cette opération "traditionnelle" se perd et c'est un tort : rien de mieux pour garantir une bonne reprise. Que vous le prépariez vous même avec un mélange d'argile (et de bouse de vache !), de terre grasse et d'eau ou bien d'une préparation toute faite disponible dans le commerce, le pralinage s'avère souverain. Plongez les racines dans le mélange et laissez tremper quelques heures : ce mélange nutritif aidera la plante les premiers jours... Mise en place du rosier plantation du rosier de niveau avec un rateau en travers du trouLa préparation du trou est une étape importante à ne pas bâcler. Ne mégôtez pas : il doit être de bonnes dimensions, tant en largeur qu’en profondeur. Les racines doivent pouvoir s'installer confortablement. Mélangez la terre sortie du trou avec un bon terreau de feuilles et un peu de compost bien mûr, ou à défaut un fertilisant naturel (type Or Brun™ ou Jardineem ™). Réalisez au fond du trou un petit monticule, sur lequel vous ferez reposer les racines. Ajustez sa hauteur pour que le point de greffe du rosier soit situé juste à la hauteur du sol. Une façon toute simple de procéder consiste à coucher un tuteur ou même le manche d'un outil de jardin en travers du trou et à placer le collet du rosier au même niveau. Fin de la plantation arrosage après tassement de la terreRebouchez ensuite le trou avec le mélange de terre. N'ayez pas le mauvais réflexe d'un incorporer le reste de pralin : il durcit avec le temps, ce qui ne serait pas apprécié par l'arbuste. Tassez la terre avec le pied. Arrosez convenablement (même s'il fait un peu froid, même si le temps est humide). Libérez seulement maintenant les liens retenant les branches entre elles. Si votre rosier est un grimpant, accrochez la base des branches au support. Après une plantation aussi soignée, l'enracinement sera optimal. L'automne puis l'hiver aidant, vous pouvez espérer dès l'an prochain une floraison généreuse, en récompense de vos efforts ! Taille des rosiers Savoir tailler un rosier, voilà un rêve qui paraît inaccessible à beaucoup de jardiniers. Pourtant, il n'y a rien de très compliqué! En suivant quelques conseils de base, vous saurez quoi faire de vos buissons, tige et autres grimpants ! Epoque appropriée La taille principale des rosiers s'opère à la sortie de l'hiver, en février ou mars selon les régions, lorsque les fortes gelées sont passées. Bien sûr, ce n'est pas une règle absolue, il est possible d'opérer plus tard, jusqu'en avril. Une seule règle: éviter les jours de gel. A noter que les non-remontants se taillent aussitôt après la fin de leur floraison, courant août. Conseils pratiques sécateur Un conseil qui vaut pour toutes les tailles: opèrez en tenant le sécateur de façon à ce que la lame se trouve du côté du bois restant, alors que la contre-lame écrase le rameau qui tombe. Ceci permet un coupe plus nette, qui cicatrisera mieux. Par ailleurs, veillez à bien désinfecter vos outils de coupe avant usage; c'est en effet un vecteur important dans le transfert des maladies... Et puis, pour les branches un peu fortes (notamment rosier grimpant, dont la charpente devient vite ligneuse), n'hésitez pas à utiliser d' autres outils pour la taille, comme le sécateur à deux mains (encore appelé ébrancheur ou coupe-branches), qui permet d'exercer plus de force avec un moindre effort. Taille des rosiers tige et buisson taille des rosiers tige et buissonLe but est de conserver quelques branches principales (3 à 7). La taille doit réduire les pousses ligneuses et favoriser les jeunes pousses. On coupe donc à 3 à 5 yeux, soit une distance moyenne de 15 à 20 cm avec le point de greffe. Bien sûr, comme toutes les tailles, on s'attache à dégager le contre de l'arbuste, pour permettre le passage de la lumière et de l'air, gage de bonne santé et de belles fleurs. comment tailler un rosier buisson. Taille des rosiers grimpants remontants On entend par rosier remontant un rosier qui fleurit plusieurs fois l'an. Ce type de rosier est palissé contre un mur. On conserve sans les tailler 5 à 6 rameaux principaux, qui constitueront les branches charpentières. En revanche, les pousses latérales seront rabattues à 5 ou 6 yeux (soit 30 à 40cm). Il convient d'habiller les racines, c'est à dire que l'on aura soin de les rabâttre à 20-25 cm de longueur, et d'en supprimer les parties âbimées. Taille des rosiers grimpants non-remontants taille des rosiers grimpants non-remontantsPar opposition aux remontants, ces rosiers ne donnent qu'une seule floraison. On conserve 6 à 7 branches principales, alors que l'on rabat à 2 yeux toutes les branches latérales, de façon à favoriser la mise à fleurs. A noter que les non-remontants se taillent aussitôt après la fin de leur floraison, courant août. Et les autres? On n'a envisagé ci-dessus que quelques cas parmi les nombreux possibles. Les rosiers miniatures se taillent comme les buissons. Les couvre-sols ne se taillent que plusieurs années après la plantation, et ce seulement tous les 2 ou 3 ans, en fonction de l'envahissement. Enfin, les rosiers anciens ne doivent pas être systématiquement taillés. Supprimer les fleurs fanées d'un rosier : quand ? comment ? Le mois de mai constitue généralement la période de pleine floraison pour les rosiers. Passées les premières semaines, les fleurs fanées commencent à se remarquer fortement. Il faut tailler... Pourquoi ? Comment ? Pourquoi tailler les fleurs fanées ? taille d'une rose au dessus d'une feuille bien forméeAu moins deux raisons justifient la suppression des roses fanées... 1. Les fleurs fanées gâchent tout de même un peu l'aspect général de vos arbustes. Pour profiter pleinement des fleurs que se restent et se renouvellent, autant leur offrir un voisinage adapté ! 2. Il en va des rosiers comme de beaucoup d'autres plantes fleuries : une fois la fleur passée, la tige "monte en graine". Ceci épuise inutilement le pied; autant tailler. Comment s'y prendre ? La suppression des fleurs ne doit pas se faire n'importe comment. Les rosiers sont vaillants : la tige supprimée va donner lieu à une ou plusieurs repousses. De la façon de la tailler dépend donc la forme générale de votre arbuste, ainsi que le nombre des fleurs à venir ! Très généralement, on a tendance à couper juste sous la fleurs, en pensant qu'il faut préserver le maximum de bois. Erreur ! La partie terminale donnera peu ou pas de ramifications. Rosier à fleurs groupéesObservez la tige portant la fleur fanée. Vous noterez souvent en descendant le long de la tige en partant de la fleur une à deux feuille portant 3 folioles, puis une feuille dite "bien formée", qui en comporte 5. C'est juste au dessus de cette dernière qu'il est recommandé de tailler. Constatez près de l'accrochage sur la tige la présence d'un oeil dormant : c'est de ce point que naîtra la prochaine tige. Dans le cas d'un rosier à fleurs groupées, n'hésitez-pas à supprimer régulièrement les fleurs qui fanent avant les autres. Cela soulage d'autant votre arbuste, et les fleurs restantes s'épanouiront d'autant mieux. Rosiers : maladies courantes Si la rose est la reine des fleurs, garder des rosiers en bonne santé nécessite quelques efforts de la part du jardinier. Voyons ensemble quelles sont les principales affections touchant les rosiers, et comment les prévenir ou les contrer La sagesse voudrait... Avant de traiter des maladies, un petit rappel s'impose. Plus les conditions "normales" de culture d'une plante sont réunies, et moins celle-ci est sujette aux diverses maladies. rouille sur feuille de rosier Feuille de rosier atteinte par la rouille Ainsi, les rosiers apprécient généralement un sol léger et neutre, un emplacement ensoleillé et bien aéré. Les sols calcaires ne sont supportés que par quelques porte-greffes (églantiers...). Les rosiers possédant un système racinaire puissant, les sujets cultivés en bacs, contraints, sont donc fragilisés. Enfin, les rosiers modernes s'avèrent généralement très résistants aux maladies. Vous le constaterez si vous en plantez. Rouille On la détecte généralement par la chute précoce du feuillage. Elle prend la forme de pustules poudreuses et oranges sous les feuilles, ou bien d'auréoles rougeâtres sur le dessus. Le champignon se transmet au gré du vent, du printemps à l'automne. En préventif, évitez la proximité de plantes qui sont sujettes à cette affection, comme les roses trémières notamment. En curatif, supprimez immédiatement les feuilles contaminées. Pulvérisez de l'extrait de prêle. Pucerons Les pucerons, grands amateurs de sève, adorent les jeunes pousses et bourgeons des rosiers, qu'ils assaillent généralement au printemps. En préventif, au printemps, arrosez à 3 reprises espacées de 2 semaines vos rosiers au pied avec une solution de purin d'orties. En curatif, vous pouvez pulvériser de l'eau savonneuse ou du purin de fougère sur le feuillage, le soir. Si l'attaque est limitée, vous pouvez essayer la lutte biologique à l'aide de coccinelles (dont les larves raffolent des pucerons), voire écraser les quelques pucerons du bout des doigts. C'est peu ragoûtant, mais c'est efficace ! Taches noires maladie des taches noires : marsoniaCette maladie spectaculaire rend les feuilles jaunes, avec des taches arrondies du violet au noir. Elle est provoquée par un champignon, le marsonia, qui sévit surtout lors des fortes chaleur. Il est bon de rappeler que ce genre de maladie peut "hiverner" et rattaquer vos plantes d'une année sur l'autre. En préventif, il est donc utile de rappeler la nécessité de nettoyer convenablement vos rosiers à l'automne (suppression des feuilles malades, du bois mort, et traitement de fond à la bouillie bordelaise). En curatif, supprimez les feuilles atteintes pour limiter la propagation et pulvérisez une solution d'extrait de prêle. Chlorose Le feuillage du rosier s'éclaircit peu à peu, jusqu'à devenir jaune clair / blanc. C'est le signe qu'il n'arrive pas à puiser le fer dans le sol, qui est certainement trop lourd ou trop calcaire. En préventif, achetez vos rosiers chez un pépinièriste local, qui choisit des porte-greffes adaptés au sol de votre région. Incorporez un bon compost à la plantation; faites un large trou. En curatif, faites régulièrement des apports de fer en solution dans l'eau d'arrosage (disponible dans les jardineries sous l'appelation "anti-chlorose"). Oïdium oidium sur feuille de fusain L'oidium est une maladie dûe à un champignon microscopique. Parfois dénommé "blanc des rosiers", il prend l'aspect d'un feutrage de la partie supérieure des tiges (feuilles et bourgeons). Les attaques suivent généralement les fortes variations de températures, au printemps et à l'automne, lorsque qu'il fait frais la nuit et parfois assez chaud la journée. En préventif, pulvérisez au printemps du soufre micronisé. En curatif, essayez l'extrait de prêle (traitement biologique) à pulvériser plusieurs fois à une semaine d'intervalle. Si l'attaque est modeste, supprimez les parties attaquées Le bouturage des rosiers La multiplication d'un rosier peut être réalisée de différentes façons : par marcottage, par semis, par prélèvement de drageons... L'avantage du bouturage, qui se pratique de la fin du mois d'août au mois d'octobre, c'est qu'il est facile à réussir. Choisir la tige de rosier rosier : choisir un rameau sain exempt de maladiesIl s'agit d'abord de sélectionner un rameau parmi les pousses de l' année qui ont fleuri. Veillez à choisir une tige saine, sans signe de maladie et bien droite de préférence. Préparation de la bouture Vous n'en garderez que la partie moyenne (soit 15 à 20cm), en coupant en biais la partie haute au-dessus d'une feuille. Eliminez délicatement toutes les feuilles, à l'exception des 2 plus hautes, et en n'abîmant pas les bourgeons portés par la tige. De même, enlèvez les épines à la base. Ces petites "blessures" favoriseront le processus d'enracinement. Bouturage bouture de rosierTrempez la base de la bouture dans l'eau, puis dans de l'hormone de bouturage, dont vous ferez tomber l'excédent en tapotant avec un doigt. Plantez ensuite dans un pot rempli d'un terreau léger, ou un mélange à parts égales de sable et de tourbe. Il est tout à fait possible d'installer plusieurs boutures (pas trop serrées) dans un même contenant. Maintenez l'humidité mais sans excés. En quelques semaines, des racines doivent se former à la base de la tige. Il est alors préférable de transplanter chaque bouture dans un pot individuel, où elle peut passer l'hiver, à moins que vous ne préfériez après une nouvelle attente de quelques semaines mettre en terre ce nouveau plant. Reproduction interdite Le milieu de la rose constitue une véritable industrie, avec ses grands noms de créateurs, comme Meilland, Delbard, Guillot... Chaque nouvelle rose fait aujourd'hui l'objet d'un dépôt, qui garantit la propriété industrielle et intellectuelle, et permet à l'obtenteur de contrôler rigoureusement la reproduction des variétés. Ainsi, en théorie, la multiplication de certains rosiers est interdite... mais pour un usage privé, qui vous en tiendrait rigueur ? Des roses miniatures au balcon La reine des fleurs n'est pas réservée aux grands jardins. Il est possible d'agrémenter un coin de balcon avec de jolis rosiers miniatures. Avec un bon départ et des soins réguliers, vous arriverez à les garder d'une année sur l'autre... Une contrainte : la sécheresse La principale contrainte apportée par les cultures en pot sur les balcons est la sécheresse imposée aux plantes si l'arrosage est différé. Une plante qui peut étaler ses racines dans le sol peut aller chercher l'humidité assez loin; ce n'est bien sûr pas le cas d'une plante en pot : si la terre du pot est sèche, c'est sec ! Bien acheter Rosier Il se trouve fort heureusement des variétés de rosiers qui supportent bien la sécheresse. Oubliez rapidement les tout petits rosiers souvent vendus en composition florale chez les fleuristes. Très "mignons" sur le coup, il s'avère quasiment impossible de les faire prospérer. Faites plutôt un tour en jardinerie et demandez conseil. Préférez les roses miniatures : le pied a des besoins moindres, et la taille des fleurs est esthétiquement plus adaptée à un contenant et un espace réduit. Pot Profitez-en pour choisir un joli pot en terre cuite, qui laissera bien respirer les racines. Ne lésinez-pas sur la taille : un bac de 25cm de côté ou un pot de 30cm de diamètre, c'est là le minimum vital pour que le rosier prospère. Evitez absolument les plastiques, et les bacs à réservoir d'eau. Plantation Achetez un bon terreau Méfiez-vous surtout des "mauvais" terreaux de plantation souvent vendus en grande distribution : ils ont tendance à se déssecher trop rapidement; un inconvénient majeur pour une culture en pot. Disposez au fond du pot une couche de gravier ou de billes d'argile expansée pour assurer un bon drainage, essentiel pour ne pas risquer le pourrisement des racines. Vous planterez le rosier dans un mélange à part égales de terreau, de compost et de terre de jardin. Entretien Arrosage Pour la plupart des plantes en pot, le conseil est le même : veiller à arroser régulièrement (sensiblement 2 fois par semaine en été), mais laisser sécher la terre entre 2 arrosages. Ne surtout pas tomber dans le piège des petits arrosages quotidiens, qui maintiennent la motte humide et ne valent rien. Maladies Force est de constater que les rosiers cultivés en pot sont plus sensibles que les autres aux affections. Veillez particulièrement à l' oïdium, et surveillez l'apparition d'autres maladies des roses. Engrais, rempotage Pour l'engrais, le plus simple est d'enfouir en surface quelques granulés d'engrais à libération lente : c'est commode et cela évite la corvée des apports rapprochés d'engrais liquide. Sauf si la plante prend des proportions énormes, il n'est pas besoin d'envisager un rempotage avant longtemps. Contentez-vous de renouveller une fois par an la couche supérieur de la terre contenue dans le pot : on appelle cela le surfaçage. Entretien des rosiers au printemps Au printemps, les rosiers sortent vigoureusement de leur sommeil et nous gratifient rapidement de leur floraison généreuse. En plus de la taille, un minimun de soins est nécessaire si vous souhaitez profiter longtemps de cette charmante compagnie. Petit pense-bête... Apport d'engrais A réaliser de préférence au début du printemps, avant le grand redémarrage de la végétation. Apportez un engrais riche en magnésie (vendu dans le commerce sous l'appelation engrais rosiers) au pied de vos rosiers. Epandez un peu de poudre, et griffez avec l'outil approprié pour mélanger à la terre. Si vous n'avez pas déjà effectué ce travail en mai, il n'est jamais trop tard pour bien faire! Paillage Paillez le sol au pied des rosiers avec du compost "maison" (déchets de tonte par exemple), des déchets de cacao (Mulcao), du fumier issu de champignonière, de la paillette de lin ou encore de la paille. Pas d'écorce de pin : ils n'aiment pas ça. Traitements feuilles de rosier atteintes par l'oidiumTraitez préventivement contre les parasites et les maladies : • oïdium : traitement total ou soufre en poudre à diluer, • pucerons : coccinelles en lutte biologique ou de l'anti-pucerons liquide à pulvériser. Rosier dégingandé Vous pouvez pincer ou tailler les tiges des rosiers peu ramifiés pour leur redonner une belle silhouette. N'ayez crainte, de nouvelles tiges apparaîtront même si la saison est avancée. Attention! Vous vous privez ce faisant d'une partie de la floraison. Sus aux gourmands ! Supprimez les gourmands, ces rameaux qui prennent naissance au dessous du point de greffe, et se développent au détriment du sujet greffé. Trop tard pour planter ? En mai, les pépinières proposent généralement des sujets en fleurs. Quel plaisir alors de choisir en parfaite connaissance de cause les sujets qui iront embellir votre jardin, un coin de mur ou la terrasse. Evidemment, la meilleure période de plantation des rosiers est passée. 2 solutions possibles : • vous êtes patient(e) et vous notez sur un coin de papier le nom de la variété qui vous a plu, pour l'acheter plus tard l'hiver venu, • vous plantez ces rosiers proposés en conteneurs ou en motte de tourbe conditionnée. Dans ce deuxième cas, il faudra veiller très soigneusement à l'arrosage : comme l'arbuste n'aura pas le temps d'établir ses racines avant les grandes chaleurs, une sècheresse prolongée pourrait lui être fatale.