DUTOURD Jean Académicien, Artiste, écrivain et Romancier (Francais) Né le 14 janvier 1920 Décédé le 17 janvier 2011 (à l'âge de 91 ans). Jean Gwenaël Dutourd, né le 14 janvier 1920 à Paris, où il est mort le 17 janvier 2011[1], est un romancier et essayiste français, membre de l'Académie française. Jean Dutourd nait à Paris, le 14 janvier 1920. Ayant perdu sa mère à l'âge de sept ans, il est mobilisé à vingt ans, et fait prisonnier au bout de quinze jours de guerre. Il s'évade six semaines plus tard, revient à Paris et passe une licence de philosophie à la Sorbonne. Licence incomplète, car il ne parvient jamais à décrocher le certificat de psychologie. Il rencontre Gaston Bachelard à la Sorbonne : le philosophe est témoin de son mariage[2]. Mariage en 1942 avec Camille Lemercier. En suite de quoi il entre dans la Résistance. Arrêté au début de 1944, il s'évade à temps pour participer à la libération de Paris. Son premier ouvrage, Le Complexe de César, parait en 1946 et obtient le prix Stendhal. Jean Dutourd est conseiller littéraire au sein de la maison Gallimard de 1950 à 1966. Il est aussi éditorialiste et succède à Paul Gordeaux comme critique dramatique au quotidien France Soir. Il tient une chronique hebdomadaire d'un quart d'heure sur Radio Courtoisie, de son éviction de France Soir en 1999 jusqu'en 2007. Il est longtemps intervenu presque quotidiennement au cours de l'émission Les Grosses Têtes, sur RTL, présentée par Philippe Bouvard. A partir de 2001, il répond tous les jours par téléphone à deux questions posées par Philippe Bouvard et, une fois dans l'année, se rend à l'émission en qualité d'invité d'honneur. Il arrête sa participation quotidienne à l'émission en septembre 2008.. De sensibilité monarchiste, Jean Dutourd est membre du comité de soutien du mouvement L'Unité capétienne, où l'on trouve les noms de Marcel Jullian, André Castelot, Gonzague Saint-Bris, Reynald Secher ou encore Georges Bordonove. Il se présente sous les couleurs de l'Union démocratique du travail (mouvement des Gaullistes de gauche) aux élections législatives de 1967, dans la circonscription de Rambouillet mais est battu par la députée sortante, la radicale Jacqueline Thome-Patenôtre. Par la suite, il s'affirmera et sera reconnu comme un homme de droite. Jean Dutourd est élu à l'Académie française, au fauteuil de Jacques Rueff, le 30 novembre 1978 (fauteuil 31). Quelques mois auparavant, le 14 juillet 1978, il a été la cible d'un attentat qui détruisit son appartement parisien, le 14 juillet 1978, sans faire de victime. Il est membre du Club des Ronchons. Il est également élu à l'Académie nationale des Sciences, Belles-lettres et Arts de Bordeaux, où il est reçu le 8 mai 1989. Il est influencé par le duc de Saint-Simon, Stendhal et Jean Giono[2]. Il préside jusqu'en 2010 l'association Défense de la langue française : c'est son confrère de l'Académie, Angelo Rinaldi, qui le remplace. Il est membre du département de langues et de littérature de l'Académie serbe des sciences et des arts[3]. Il meurt le 17 janvier 2011 à 91 ans. Citation[modifier]. « Aimer, c'est être embêtant, tatillon, exigeant, c'est vouloir qu'on soit mieux. qu'on est, c'est empoisonner l'existence de l'être qu'on aime. »